Emmanuel Tittley





Né le 23 juillet 1924 à Chute-à- Blondeau de Delphis et Herméline Clermont, M Tittley s'enrôle et signe pour le domaine de l'aviation en juin 1943 à l'âge de 18 ans. Il est appelé sous les drapeaux en août suivant. Trois frères l'avaient déjà précédé dans les Forces: 2 dans l'armée et 1 dans la marine.

M. Tittley fait son entraînement de base à Lachine pendant environ 2 semaines. Il quitte ensuite pour le #3 Bombing et Gunnery School à Macdonald au Manitoba en 1944. Les avions utilisés pour l'entraînement viennent d'Angleterre et portent souvent des trous de balles! On dit aux aspirants pilotes que ce sont des animaux qui y ont fait des trous avec leurs cornes!

Il commence le cours de gunner mais ne le termine pas parce que le visage de la guerre change après le débarquement en Normandie; le besoin d'air gunner ne se fait plus sentir.
Il devient alors ground crew et est assigné à une grande diversité d'emplois: conduire des ambulances, travailler dans les bureaux, fermer des bases. Il est important de noter que tous les jeunes et les moins jeunes qui se sont engagés dans les forces armées n'ont pas nécessairement connu le combat. Il existait une multitude d'emplois connexes, essentiels à la vie et au bon fonctionnemnt de la machine de guerre autant en Europe qu'au pays.

En mai 1945, la guerre se termine en Europe et au Japon en août suivant. M. Tittley est alors assigné au personnel qui ferme les bases militaires au Canada. Il voyage donc de Estevan en Saskatchewan, Deburt en Nouvelle-Écosse, Mont-Joli au Québec et Uplands en Ontario. Fermer une base signifie vider le camp et envoyer l'équipement au War Surplus (sans aucun doute à l'origine des magasins du même nom).

À Mont-Joli, il fait partie des équipes de patrouille au-dessus du fleuve Saint-Laurent. Une partie de la guerre très peu connue des Canadiens a été vécue par des centaines de marins dans le Saint-Laurent. Vingt-trois navires, dont 19 civils, ont été coulés par les U-boats, sous-marins allemands. Aucun sous-marin n'a été détruit. Les bateaux ont été coulés aussi loin que Rimouski. Plus de 350 personnes de la marine marchande, personnel de la marine et civils (dont 136 sur un traversier) ont perdu la vie durant cette période que la majorité des Canadiens ignorent. Le Saint-Laurent aurait-il dû être désigné comme "zone de guerre"?

M. Tittley avait travaillé à la base militaire de St-Eugène, le #13 Elementary School avant de s'enrôler. C'est là qu'il y fait la connaissance de Guy Bertrand, qui perdra la vie à Bagotville aux commandes de son Harvard.



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